Tribulations Indochinoises (1ère Partie)

Avant de commencer, précisons pourquoi il est question d’Indochine si nous avons visité le Vietnam et le Cambodge. “May I have a definition?”, demandes-tu en rajustant tes lunettes comme dans les concours d’épellation.

Voilà: le terme Indochine réfère aujourd’hui à une entité biogéographique située, attention… entre l’Inde à l’ouest et la Chine au nord-est. Les territoires inclus au sein de cette péninsule du sud-est asiatique sont la Birmanie, la Thaïlande, la Malaisie péninsulaire, Singapour, le Cambodge, le Laos et le Vietnam. Le terme et sa signification initiale proviennent du statut colonial de la région qui a prévalu grosso modo du milieu du 19e siècle au milieu du 20e. Selon les années et les endroits spécifiques, la région a alors passé sous contrôle britannique, japonais et surtout français. Les territoires vietnamiens, cambodgiens et laotiens furent d’ailleurs communément désignés comme « Indochine française » à partir de 1862 jusqu’au départ de la métropole en 1954.

Ce voyage-là est né dès que j’ai su à quel moment prenait fin la session de cours à Gōngshāng Xuéyuàn. Au début j’avais en tête d’aller en Thaïlande, surtout que Tonton m’avait mentionné son intention d’y retontir durant l’hiver. Seul, à dos de chameau, avec un groupe de l’âge d’or tibétain; peu m’importait. Puis début novembre je reçois des nouvelles bienvenues en provenance directe de Verdun Beach. C’est Guillaume qui confirme son intention déjà annoncée de s’amener en Asie en janvier-février. Un mois plus tard, c’est mon paternel qui m’annonce envisager sérieusement un petit séjour asiatique durant l’hiver… un trio, nous serons.

Guillaume ayant déjà visité le pays des Thaï et Tonton n’y projetant finalement de s’y rendre qu’en mars, c’est alors qu’a commencé le processus officiel de sélection d’une destination potentielle (on se croirait à Cannes). Étant donné que les choix sont nombreux et alléchants, en bon membre du jury j’en viens à établir trois critères d’excellence:

1-    Faut qu’il fasse chaud.

On a tous envie d’un peu de chaleur en cet hiver et je n’ai définitivement pas envie de rester cinq autres semaines à Yāntái, humide et encore plus tranquille que d’habitude.

2-    Faut pas que ça soit en Chine.

Déjà blasé du pays des pandas? Nenon. On ira seulement pas se pitcher sur les plages du sud en même temps que huit trizillions de Chinois fous braques en congé d’hiver. Sānyà et l’île de Hǎinán ça sera pour une autre fois, les boys.

3-    Faut que ça soit proche.

Question de minimiser le transport et de maximiser la durée du séjour. Pour moi, je parle. Pour les deux autres, quelle différence? Cette idée de partir de si loin, aussi…

Au cours du reste de l’automne qui se met à passer trop lentement, on s’entend tous les trois pour le sud du Vietnam. Arrivée et départ de Ho Chi Minh Ville avec une escapade au Cambodge en bonus. Guillaume et moi y serons quasiment un mois tandis que ça sera une quinzaine de jours pour mon père. Puis les dernières semaines passent et une fois les billets d’avion achetés et la paperasse des visas réglée, nous voilà aussi prêts que Jean Charest ne l’a jamais été pour un trip mémorable. Les deux mains sur le volant, pis toute.

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